En 1880, Charles Borel, secrétaire genevois, constatant que la Société d’agriculture de la Suisse romande créée en 1858 périclitait, prenait l’initiative de relancer une organisation agricole romande, groupant en une fédération toutes les sociétés cantonales et régionales et tous leurs membres.

 

Le 21 juillet 1881, la Fédération des Sociétés d’Agriculture de Suisse Romande (FSASR) était fondée à Lausanne, dans la Salle du Conseil communal (législatif). Le but de la nouvelle fédération est de « développer l’agriculture dans toutes ses branches, de faciliter les rapports des sociétés avec les autorités fédérales et cantonales et de travailler avec plus d’ensemble dans les questions d’intérêt général ».

 

Les activités de la FSASR ont évolué au cours des années. Dans un premier temps, avant la création de l’Union Suisses des Paysans (1897), elle a été l’interlocuteur privilégié du Département fédéral du commerce et de l’agriculture. A ce titre, elle s’est inquiétée de la situation économique du secteur agricole, déjà confronté à des importations bon marché. Elle a organisé des cours et des concours de fermes décentralisées. Elle est à l’origine en 1916 de la création de l’Union des syndicats agricoles romands (USAR), qui deviendra l’UCAR en 1979 et fenaco en 1994.

 

En 1957, elle organise la première réunion d’examens pour la maîtrise agricole, suivi en 1976 des examens pour la maîtrise arboricole, en 1980 des examens pour la maîtrise viticole et en 1982 des examens de la maîtrise de caviste.

 

Au 1er janvier 1996, la FSASR a procédé à une révision de fond de ses statuts pratiquement très peu modifiés depuis 1881. Elle a fait place à AGORA (Association des Groupements et Organisations Romands de l’Agriculture), avec un renforcement de la position des Chambres d’agriculture de Suisse romande dans les organes et un retrait des cantons.

 

Aujourd’hui, AGORA est l’organisation faîtière de l’agriculture romande. Elle compte 21 membres collectifs. Ses activités sont orientées sur la défense professionnelle des intérêts de l’agriculture romande, sur la promotion de la formation professionnelle et sur le développement des activités de service.